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Pouvoir et opposition veulent entamer le dialogue

خميس, 11/07/2019 - 01:11

VOA Afrique - En Mauritanie, pouvoir et opposition veulent entamer le dialogue pour sortir de la crise post-électorale, marquée par des arrestations d’hommes politiques, de journalistes et de jeunes manifestants.

Même en rejetant la victoire de Mohamed Ould Ghazouani à l'élection présidentielle, l'opposition mauritanienne n'a pas fermé les portes du dialogue, et mardi, le pouvoir a répondu à son appel. Une première rencontre a réuni Seydina Ali Mohamed Khouna, porte-parole du Gouvernement et Président du parti au pauvoir, UPR, et Biram Dah ABEID, arrivé en deuxième position à la présidentielle de juin 2019.

Les deux ont évoqué les préliminaires du dialogue.

Biram Dah ABEID : "Nous avons réitéré nos soucis préliminaires au Représentant du Gouvernement qui sont en premier lieu la libération de tous les détenus d'opinion dont des journalistes, des activistes comme Ahmed Wodi'aa".

Le Porte-parole du Gouvernement : "Nous avons écouté l'opposition sur les questions qui la préoccupent dans le cadre de la normalisation entre l'opposition critique qui fait des propositions et la majorité qui gouverne. L'opposition a, d'ailleurs, mis en place un comité chargé d'harmoniser ses positions, avant l'entame du dialogue. Cependant, beaucoup de questions restent en suspens notamment celle liée à la date du démarrage du dialogue et aux termes de référence".

Si, en tout cas, le président sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz engage le dialogue avec l'opposition, il aura retiré une épine du président élu, Mohamed Ould Ghazouani qui prête serment le 2 Août prochain comme le premier président qui réalise une alternance démocratique au pouvoir.

Mohamed Diop, Nouakchott, pour la VOA Afrique